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N'installez pas PHP 5.2.7 !
Posté le 08 décembre 2008Le 4 décembre était annoncé la sortie de la version stable PHP 5.2.7. Cette version était uniquement destinée à corriger des bugs et à stabiliser le logiciel.
Après 6 mois de dur travail par les développeurs du projet ces derniers pouvaient annoncer fièrement que plus de 170 bugs étaient corrigés dont de nombreux problèmes de sécurité !
Il est donc parfaitement normal que le site du projet ait encouragé les utilisateurs à télécharger cette version 5.2.7 : "All users of PHP are encouraged to upgrade to this release".
Hélas, trois fois hélas, cette nouvelle version s'est avéré contenir un horrible trou de sécurité qui n'était pas présent auparavant et les développeurs du projet ont été obligés de publier un communiqué demandant à leurs utilisateurs de ne plus télécharger la 5.2.7 et même de faire un downgrade vers la 5.2.6 !
On notera toutefois que ce bug n'affecte que les utilisateurs des "magic quotes" et qu'il faut donc réfléchir avant d'opter ou non pour un downgrade.
> Lire le journal (53 commentaires, moyenne: 2,3).
La version 5.1 de MySQL est-elle bourrée de bugs ?
Posté le 30 novembre 2008Cet article très complet du site Heise Online décrit les principales (partitions des bases sur plusieurs disques, gestionnaire d'évènements, amélioration des fonctions de réplication, log dans les tables, etc).
Tout semble donc bien aller dans le petit monde de MySQL. Certes la nouvelle version s'est faite attendre et ce n'est qu'une version intermédiaire avant le grand saut de la version 6.0 (qui sera basée sur Falcon) mais après tout une base de données est un composant critique et il vaut mieux prendre le temps de proposer un produit stable. Même si cela prend plus de trois ans.
L'ennui se situe justement là. Selon un article posté sur le blog du créateur de MySQL (Michael Widenius) cette version est bourrée de bugs critiques !
Alors que la 5.1 n'est qu'une version "d'attente" de la 6.0 et qu'elle doit donc ne proposer que des nouveautés sans risques et traquer les bugs c'est le contraire qui est constaté par M. Widenius. On trouve dans son post des phrases comme :
* Ne vous attendez pas à ce que tous les bugs critiques que vous aviez rencontré dans la 5.0 soient corrigés dans la 5.1.
* Si vous projetez d'utiliser les nouveautés de MySQL 5.1 alors considérez ces fonctions comme étant en qualité béta.
* Nous avons encore 20 bugs connus provoquant des crashs et des résultats erronés dans la 5.1. Et 35 bugs de plus si on ajoute ceux de la 5.0 qui doivent toujours être présents dans la 5.1. Nous avons également encore plus de 180 bugs sérieux (P2) dans la 5.1.
* Concernant les nouveautés si vous avez un crash d'une table partitionnée alors il est très difficile (parfois impossible) de la réparer.
* Si vous avez un crash serveur pendant un ALTER TABLE sur une table partitionnée alors vous pouvez perdre toutes les données de cette table.
* Le log dans les tables est si lent (-30%) que la fonction est inutilisable pour les sites chargés.
D'après Widenius il y a plusieurs explications à la sortie de cette version pleine de bugs bloquants. D'après lui ce sont les managers et pas les ingénieurs qui prennent les décisions de sortie en fonction d'un planning prédéfini et pas en fonction de la qualité réelle du code. Les équipes ont été éclatés en plusieurs teams et de nombreux "core developpers" on quitté la boite depuis le rachat par Sun. La communauté n'est pas incluse dans le processus de test et elle ne peut pas vraiment remonter les bugs lors du développement.
Widenieus ne critique pas Sun et il déclare même que la faute revient exclusivement au management de MySQL. La seule faute de Sun serait de ne pas avoir changé l'organisation pour corriger les dysfonctionnements. Il plaide finalement pour un mode de fonctionnement "proche de celui de postgreSQL ou la communauté à un rôle moteur dans ce qui est fait et décidé".
> Lire le journal (14 commentaires, moyenne: 5,6).
Quelle est la valeur d'une distribution Linux ?
Posté le 22 octobre 2008La méthodologie est simple puisque les auteurs ont utilisé le logiciel libre SLOCCount pour analyser les lignes de code source de la distribution Fedora 9. Une fois le total déterminé c'est le modèle COCOMO (COnstructive COst MOdel) qui fait la conversion entre les lignes de code et le prix en dollars (sous forme de salaire des développeurs).
Le résultat est assez stupéfiant puisqu'on arrive à la somme astronomique de 10,8 milliards de dollars pour les 204,5 millions de lignes de code (dans les 5547 paquets officiels).
Si on se limite au noyau (un 2.6.25 dans le cas de Fedora 9) on arrive à un total de 1,37 milliards de dollars pour près de 6,8 millions de lignes de code source.
Bien entendu cette méthode n'est qu'approximative puisqu'elle présuppose que toutes les lignes sont écrites par un codeur étant payé au salaire moyen des développeurs américains qui est de 75 662 dollars par an (l'estimation est en fait un peu plus complexe que ça).
Le rapport consacre d'ailleurs tout un paragraphe à la critique de leur résultat et, à la lecture, on prend vite conscience du fait que le modèle du logiciel libre ne se laisse pas analyser aussi facilement.
Pourquoi ne compter que les paquets officiels et pas tous les autres ? La valeur de l'écosystème du libre est ainsi sous-estimée.
Pourquoi ne compter que l'ajout brut de lignes de code et pas les modifications ou les suppressions de lignes ? L'énorme travail de développement est encore une fois sous-estimé.
Pourquoi se baser sur les coûts aux USA alors que le développement du libre se fait à une échelle mondiale ?
En dépit de ces limitations le résultat brut est intéressant et pourra être repris par les grands médias pour souligner la gigantesque création de valeur qui se produit dans le monde du logiciel libre.
De plus cette étude récente permet de comparer avec les études antérieures afin d'avoir une idée des tendances sur quelques années.
Le précédent rapport datant de 2002 on peut noter que le nombre de lignes de code source de la distribution est passé de 30 millions pour Red Hat Linux 7.1 à plus de 200 millions pour Fedora 9 (680% d'augmentation !).
Le rapport conclut que cette incroyable progression est le reflet de l'augmentation exponentielle du nombre de logiciels libres fiables et performants. Ce renforcement de l'écosystème est lui-même le fruit du travail collaboratif de nombreux individus et de nombreuses entreprises qui ont compris que le modèle du libre était bénéfique pour tous.
Pour les auteurs c'est ce modèle qui va inévitablement finir par s'imposer : "L'approche solitaire du développement des logiciels, le choix de Microsoft, est une approche extrêmement coûteuse. Cette entreprise a pu bénéficier de son monopole par le passé pour soutenir financièrement cet effort mais nous croyons qu'à l'avenir la compétition issue du développement collaboratif rendra cette position intenable".
> Lire le journal (46 commentaires, moyenne: 3,6).
Collisions
Posté le 27 septembre 2008Il faut toutefois admettre que son titre est peu vendeur et que de nombreux lecteurs de DLFP auraient été excusés de passer à coté : "Planetary systems around close binary stars: the case of the very dusty, Sun-like, spectroscopic binary BD+20 307".
Quel est l'intérêt pour l'homme de la rue d'un article scientifique au titre aussi peu engageant ? Les journalistes travaillant au service de presse de l'université de Californie se sont posés la même question et ils ont décidé d'employer un langage un peu moins ésotérique...plus direct et compréhensible quoi : Worlds in collision !!!!
Évidemment ça claque plus...
Alors quelle est l'histoire derrière cet article ? Les astronomes impliqués dans cette recherche ont observé l'étoile connue sous le doux nom de BD+20 307 car ils voulaient mieux comprendre les disques de poussières qui se forment autour des étoiles.
BD+20 307 est entourée d'un énorme disque de poussière chaude et elle constitue donc une cible idéale si on veut mieux comprendre ces disques.
Très schématiquement le processus de création d'un nouveau système solaire est le suivant : Tout d'abord il faut un gigantesque nuage de gaz flottant dans l'espace. Sous l'effet de la gravité le coeur du nuage s'effondre sur lui-même pour former la future étoile et le reste du nuage forme alors un disque en rotation autour de l'étoile. C'est de ce disque que, par frottement et collisions, les particules de gaz et de poussières vont s'agglutiner et que vont naître les futures planètes.
Pour mieux comprendre ce phénomène complexe les astronomes observent donc tous les disques de poussières qu'ils peuvent trouver.
Nos astronomes ont donc braqué leurs télescopes sur BD+20 307 et, surprise, ils se sont rendus compte que ce qu'ils pensaient être une étoile banale en cours de formation était en réalité un couple d'étoiles en rotation l'une autour de l'autre, ce que l'on nomme une étoile binaire.
Cela change tout car l'âge qu'ils avaient auparavant déduit était donc complètement faux. Leur nouveau calcul les conduit à estimer l'âge réel du système binaire à plusieurs milliards d'années.
Et nous voila donc avec un gros mystère sur les bras !
Les disques de poussière existent autour d'étoiles jeunes en cours de formation, pas autour des étoiles matures ayant plusieurs milliards d'années. Une étoile produit un "vent stellaire" formé d'ions et d'électrons qui souffle littéralement la poussière en orbite autour d'elle en très peu de temps. Il est donc impossible que cet énorme disque de poussières chaudes se trouvant autour de BD+20 307 date de la lointaine époque de la formation du système binaire. Il doit être récent, très récent même. Peut-être moins de cent mille ans.
Mais alors d'ou vient-il ?
Et bien l'explication la plus probable est que deux planètes de type terrestres qui étaient en orbite autour de l'étoile binaire sont entrés en collision et que le nuage de poussières chaudes est le résultat de leur destruction complète.
Bien entendu rien de tel qu'un dessin d'artiste bien spectaculaire pour mieux "faire passer le message" auprès du grand public. La version pleine résolution (3600x2400) doit bien rendre sur un LCD 30 pouces.
Les astronomes de l'équipe en rajoutent un peu sur le coté sensationnel mais il faut avouer que c'est tentant : "Si une vie était présente sur l'une de ces planètes alors la gigantesque collision aura tout éradiqué en quelques minutes : L'ultime extinction. L'énorme disque de poussières émettant des infrarouges qui se trouve en orbite autour de l'étoile sera l'ultime témoignage silencieux de ce triste destin".
Pour lire les autres déclarations voici le communiqué de presse de l'UCLA et celui de l'université de Tennessee.
Mais pourquoi deux planètes en orbite autour d'une étoile, même binaire, se percuteraient-elle ainsi ? Est-ce une perturbation gravitationnelle induite par un objet massif non encore découvert ?
En réalité il n'y a pas besoin de perturbation gravitationnelle pour que deux planètes sortent de leur orbite habituelle. En 1989 le français Jacques Laskar a démontré mathématiquement que le mouvement orbital des corps de notre système solaire est chaotique. Il est impossible de prédire l'évolution future ou passée des orbites au-delà de quelques dizaines de millions d'années et, d'après les calculs et les simulations, Mercure pourrait parfaitement finir par s'écraser contre Vénus.
En définitive il se peut très bien que ce soit un pur hasard qui ait provoqué l'annihilation de ces deux planètes qui orbitaient autour de BD+20 307.
Inquiétant n'est-ce pas ?
> Lire le journal (23 commentaires, moyenne: 2,9).
Booter en 5 secondes !
Posté le 23 septembre 2008C'est l'un des problèmes les plus irritants des ordinateurs modernes : en dépit de leur processeur ultra-puissant et de leur disque rapide, les ordinateurs d'aujourd'hui bootent aussi lentement que les anciennes machines d'il y a 10 ans....ou même plus lentement !
Arjan a décidé que ce n'était plus acceptable et il s'est lancé dans un projet qui semble un peu fou. Le but et de modifier une distribution Fedora et une Moblin pour arriver à booter en 5 secondes. A noter que le but n'est pas simplement de démarrer plus rapidement : "It's not about booting faster, it's about booting in 5 seconds.
L'objectif est donc fixé et tout doit être fait pour l'atteindre. Première étape donc, établir un budget de temps. Arjan accorde une seconde au noyau, une pour pour les scripts d'init et les tâches de fond, une pour Xorg et deux pour le bureau (XFCE).
L'analyse est faite avec l'outil Bootchart qui permet de visualiser facilement les process au moment du démarrage.
En ce qui concerne les compromis le réseau n'est pas actif après le boot (mais NetworkManager est lancé ce qui permet d'activer le réseau en un clic). Pas d'initrd non plus et les modules sont donc compris dans le noyau. Xorg est modifié pour l'empêcher de faire des horreurs chronophages (comme lancer un compilateur C pour construire le mapping clavier au moment du boot). Une version modifiée de readahead est utilisée afin de gagner encore en vitesse et Arjan a essayé au maximum de faire les choses en parallèle (on initialise en même temps l'USB, la carte vidéo, les périphériques SATA, etc). Arjan enlève également Sendmail en faisant l'hypothèse, justifiée, que peu de gens on réellement besoin de sendlail sur un laptop et que les 2 ou 3% de gens qui en ont réellement besoin peuvent le lancer après le boot ce qui évite de pénaliser les 97 ou 98% autres. Pareil pour l'outil de chargement des modules propriétaires..hop à la trappe ! Les gens qui utilisent cet outil n'ont pas à en faire payer le prix aux autres.
Le résultat est finalement atteint et le laptop utilisé (un Asus EEE PC) boote effectivement en 5 secondes. Je ne sais pas si vous vous rendez compte à quel point c'est rapide. Allez donc voir la vidéo (Youtube, flash, je sais....) qui se trouve ici : http://www.youtube.com/watch?v=s7NxCM8ryF8
Hallucinant !
A noter que les distributions Fedora et Ubuntu ont déjà incorporé certaines des idées d'Arjan (et corrigé les problèmes de boot qu'il avait décelé) afin de sortir des futures versions qui démarreront plus rapidement....mais maintenant que nous avons vu cette vidéo nous ne voulons pas simplement du plus rapide : "it's about booting in 5 seconds"
> Lire le journal (86 commentaires, moyenne: 3,4).
La controverse Canonical
Posté le 19 septembre 2008Greg KH a choisi d'examiner, sur 3 ans, les contributions respectives des distributions à l'écosystème Linux. Par ce terme il entend le noyau lui-même mais aussi GCC, binutils, Glibc, Xorg, etc
Sa conclusion est sans appel : Canonical, la société à l'origine de la distribution Ubuntu, est un contributeur insignifiant à l'écosystème Linux.
Voici le résultat des recherches de Greg en ce qui concerne le nombre de patchs du noyau Linux:
Red Hat : 11846
Novell : 7222
MontaVista : 1074
Debian : 288
Gentoo : 229
Mandriva : 237
Wind River : 207
rPath : 186
Canonical : 100
En ce qui concerne les autres pièces de l'écosystème global on constate un (1!) patch pour GCC et 10 patchs pour Xorg (soit 0.046% du total des patchs sur 3 ans).
Greg a fini sa conférence en déclarant que Canonical ne jouait pas le jeu du logiciel libre en ne versant pas au pot commun. Il a même conseillé aux développeurs employés par Canonical de démissionner : "if you are a developer, if you want to be a part of the ecosystem, and if you work for a non-contributing company: quit."
Bien entendu une telle conférence d'entrée en matière a provoqué de vives réactions et les hurlements n'ont pas tardé. Les critiques de Greg font valoir plusieurs points :
- Greg est employé par Novell, concurrent de Canonical, ce qui induit un doute sur son objectivité.
- Lors d'une conférence chez Google il y a plusieurs mois il y avait déjà eu des critiques émises par Greg KH a propos des contributions de canonical mais, rétrospectivement, il apparait qu'il s'était trompé dans ses chiffres. Cela induirait donc un doute sur les nouveaux chiffres qu'il produit maintenant.
- Ubuntu se concentre sur les couches se trouvant "au-dessus" du noyau. Le travail se fait sur Gnome et sur l'intégration générale et la facilité d'utilisation. Il est donc normal que les patchs noyau soient peu nombreux.
- Red Hat et Novell sont des géants du monde Linux qui gagnent beaucoup d'argent. Canonical est une petite compagnie, avec très peu de développeurs, et qui ne fait pour l'instant aucun profit. Il serait donc injuste de comparer les contributions respectives.
- Le logiciel libre est, hum, libre. Il n'y a donc aucune obligation de contribuer en retour et tenter de faire pression en dénonçant publiquement une distribution est une forme déguisée d'exigence de contrepartie. Le libre ne devrait pas exiger de contrepartie.
Ma conclusion : on peut dire que le succès populaire d'Ubuntu a induit des exigences à propos de ses contributions. Il apparaît étonnant que la distribution la plus connue contribue aussi peu aux couches basses du système. En ce qui concerne la réponse expliquant que le travail se déroule sur Gnome et pas sur le noyau, il va falloir prouver cette assertion en pointant des patchs dans les CVS et pas seulement se contenter d'assener ça sans aucune preuve.
On peut également penser que le coté "marketing grande gueule" (sans vouloir l'offenser) de Mark Shuttleworth a peut-être en partie provoqué ce retour de bâton.
Un des posts les plus représentatifs de la réponse des développeurs Ubuntu se trouve ici : http://mdzlog.wordpress.com/2008/09/17/greg-kh-linux-ecosyst(...)
La présentation commentée de Greg KH est disponible sur son site : http://www.kroah.com/log/linux/lpc_2008_keynote.html
Un article sur le site LWN (accessible seulement jeudi prochain) avec beaucoup de commentaires instructifs (près de 100 au moment ou j'écris) : http://lwn.net/Articles/298864/
> Lire le journal (139 commentaires, moyenne: 3,8).
Le jackalope enjoué ?
Posté le 09 septembre 2008Y'a de la triche !
Un des grands jeux des versions successives d'Ubuntu c'est de deviner l'animal qui va être choisi comme emblème. On se base sur la lettre de début et on liste les choix possibles.
Par exemple pour la 8.04 c'était le tour du h et c'est le héron qui a raflé la mise (alors que j'avais parié sur Hawk).
Maintenant que c'est le tour du j il suffisait de jeter un oeil sur http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_animal_names pour opter pour l'évident Jackal.
Grave erreur ! Finalement le nom de Ubuntu 9.04 sera "Jaunty Jackalope" !
Jaunty mon dictionnaire me dit : "Enjoué, débonnaire". OK je comprends...mais Jackalope ?
En fait il s'agit d'un animal imaginaire, une sorte de croisement entre le lièvre et l'antilope : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jackalope
Alors là moi je dis c'est triché que de prendre le nom d'animaux qui n'existent mêmes pas. Il va devenir impossible de parier et de s'amuser tous les 6 mois. C'est décidé je passe sur Debian (après tout il n'en reste pas tant que ça des personnages de Toy Story, ça va être du gâteau de deviner à l'avance).
> Lire le journal (34 commentaires, moyenne: 3,9).
[HS] PAMELA et l'éthique scientifique
Posté le 03 septembre 2008En gros depuis les années 30 l'astronomie est confrontée à un gros problème. Quand on examine la vitesse des galaxies dans un amas à l'aide des lois de Newton on peut en déduire une masse pour ces galaxies (c'est la masse dynamique). Quand on examine ensuite la luminosité totale de ces galaxies on peut aussi en déduire leur masse (c'est la masse lumineuse). Ce sont donc deux manières indépendantes de calculer la masse des galaxies et les astrophysiciens s'attendent à ce que les résultats soient identiques. Le problème c'est que la masse dynamique calculée est bien plus grande que la masse lumineuse calculée ! Il y a un souci quelque part.
On a refait le calcul non plus pour un amas mais pour une seule galaxie. On examine les vitesses de rotations des étoiles autour du centre de la galaxie, on en déduit, toujours à l'aide de ce bon vieux Newton, la masse de la galaxie et on la compare à la masse déduite de la luminosité. Même désaccord des mesures. Arghhh !!!
Bon il y a du prix Nobel dans l'air pour celui qui résoudra le mystère et les chercheurs ont proposé des dizaines de solutions différentes en espérant tirer le gros lot.
On peut par exemple penser que les lois de la gravitation doivent êtres modifiées. Ce sont les diverses théories MOND (Modified newtonian dynamics). Jusqu'à présent ces théories MOND ne remportent pas les suffrages des chercheurs.
On peut aussi se dire que la masse lumineuse des étoiles ne nous dit pas tout sur le contenu de la galaxie. Il peut y avoir des milliards de planètes, des petites étoiles sombres, des amas de gaz, des trous noirs, etc. Il faut donc lancer des programmes d'observation pour recenser et évaluer la masse de ces objets. Après plusieurs années de travail les résultats des divers programmes de recherche indiquent que l'addition de toutes ces masses ne suffit pas à réconcilier les mesures divergentes entre masse dynamique et masse lumineuse.
Le mystère demeure : la masse de la matière ordinaire ne représente qu'environ 20% de la masse dynamique calculée et il faut trouver une autre solution pour trouver la masse manquante.
Cette masse manquante, sur laquelle on ne sait rien, a été baptisée "matière noire" et les astrophysiciens se sont alors tournés vers leurs collègues physiciens des particules en quête d'un peu d'aide. Est-ce que ces derniers n'avaient pas en réserve une petite particule de derrière les fagots qui pourrait résoudre leur problème ? Le neutrino était un bon candidat mais sa masse est trop faible. N'étant jamais à court d'idées les spécialistes de la physique de particules ont proposé beaucoup d'autres candidats (neutralinos, zino, photino et higgsinos, etc). Tout un bestiaire que les astrophysiciens désignent sous l'acronyme WIMPS (un bel acronyme qui signifie "particules massives interagissant faiblement") et qui conviendrait parfaitement : ces particules sont massives (donc elles contribuent à la masse dynamique) mais elles interagissent faiblement (donc elles ne contribuent que très peu à la masse lumineuse).
La course a donc démarré pour la détection de ces fameuses WIMPS. Des projets à foison, des collaborations comme s'il en pleuvait (EDELWEISS, CDMS, PAMELA, CRESST, DAMA, AMS, MACHe3, etc).
L'enjeu est d'importance : le Nobel pour le vainqueur et surtout la gloire d'avoir résolu un extraordinaire mystère. De quoi est fait l'Univers ? La matière que nous voyons ne représente que quelques pour cents de la réalité et le découvreur des WIMPS pourra dire qu'il a, au moins sur le point de la masse, découvert plus de choses que quiconque avant lui. Quelle extase ! Quelle motivation !
La compétition est donc rude et, comme toujours dans ces cas là, l'éthique scientifique est en danger.
Quand le bruit a commencé à se répandre que la collaboration du satellite PAMELA avait des résultats intéressants l'excitation a commencé à monter. Les scientifiques du projet PAMELA on présenté des résultats très préliminaires lors d'une conférence à Stockholm (idm08) le mois dernier semblant indiquer un excès de rayons cosmiques qui serait compatible avec l'existence des particules de la matière noire. Beaucoup de conditionnels donc.
Cela n'a pas empêché certains théoriciens de clamer que ces données préliminaires étaient en accord avec leurs prédictions et leurs modèles, sans doute histoire de se placer au cas ou la bonne nouvelle se confirme. Ainsi Marco Cirelli (du CEA) et Alessandro Strumia (de l'Université de Pise) affirment dans un papier que leur modèle (MDM pour Minimal Dark Matter) avait fait des prédictions qui sont parfaitement compatibles avec les nouvelles données de PAMELA.
Mais comment ces théoriciens peuvent-ils avancer que les résultats de PAMELA confirment leur modèle alors que ces résultats n'ont pas fait l'objet d'une publication officielle ni même d'une prépublication sur des serveurs comme arXiv ?
La réponse se trouve dans les notes en bas de page de l'article et je vous la livre telle quelle : "[3] Talk by M. Boezio at the idm08 conference. In order to comply with the publication policy, the preliminary data points for positron and antiproton fluxes plotted in our figures have been extracted from a photo of the slides taken during the talk".
Oui, oui vous avez bien lu. Comme les résultats d'AMANDA étaient trop préliminaires, comme aucun article précis sur les données chiffrées n'était disponible et comme nos deux chercheurs voulaient à toute force défendre leur modèle le plus rapidement possible, ils ont photographié en douce les slides lors de la présentation !!
Je pense que là on est arrivé assez loin en terme de comportement "limite" sur le plan de l'éthique scientifique. C'est d'ailleurs l'avis de l'astrophysicien Arthur Jaffe : "a photograph of the slides sounds more like amateur spycraft than legitimate scientific data-sharing".
L'avènement du Net a accéléré les échanges scientifiques de manière extraordinaire et les serveurs de prépublications permettent de partager instantanément des idées sans devoir attendre des mois ou des années pour une revue par les pairs avant publication officielle. Tout cela et bel et bon mais il faut savoir poser des limites. Quand on photographie subrepticement des slides d'une présentation n'ayant même pas fait l'objet d'une prépublication afin d'uploader le plus vite possible sur arXiv une défense de son modèle et une revendication de priorité je pense que la limite est franchie.
> Lire le journal (45 commentaires, moyenne: 3,7).
Intrusion sur les serveurs Fedora/Red Hat
Posté le 23 août 2008Dans l'intervalle ils conseillaient de ne pas télécharger le moindre paquet : "as a precaution, we recommend you not download or update any additional packages on your Fedora systems".
Evidemment une telle annonce fait immédiatement penser à un grave problème de sécurité et les utilisateurs de Fedora se sont senti inquiets. L'attente a donc commencé pour avoir des détails sur ce problème.
Le 16 août nouveau mail de Fedora indiquant que les administrateurs étaient toujours au travail et demandant aux utilisateurs de prendre leur mal en patience : http://lwn.net/Articles/294324/
"The Fedora Infrastructure team continues to work on the issues we discovered earlier this week (...) Please be patient as we continue to work the problem".
A partir de là les spéculations les plus folles ont commencé à courir. Si cela prenait autant de temps c'est qu'il s'agissait vraisemblablement d'un souci très grave et le pire était à envisager. L'exaspération a commencé à monter chez certains utilisateurs qui voulaient avoir plus d'informations pour évaluer la vulnérabilité de leurs systèmes. Le fait de savoir qu'une grosse merde à du arriver et de ne pas avoir le moindre détail à ce sujet est particulièrement frustrant.
Le 19 août encore un mail des admins de Fedora : http://lwn.net/Articles/294547/
Toujours pas le moindre détail et le "conseil" de ne pas télécharger de paquets est toujours valable.
Le mail demande à la communauté des utilisateurs d'attendre que tout soit revenu à la normale : "Please give the infrastructure team the time they need to do this demanding work (...) We know the community is awaiting more detail on the past week's activities and their causes. We're preparing a timeline and details and will make them available in the near future. We appreciate the community's patience, and will continue to post updates to the fedora-announce-list as soon as possible".
Les commentaires continuent de fuser au sujet de la probable compromission des serveurs. Si les admins mettent autant de temps c'est que la faille doit être importante. Est-ce spécifique à Fedora ou est-ce que les autres distributions sont touchées ? Des paquets trojanés ont-ils été distribués par un pirate ? Peut-être est-ce juste un problème matériel sur les serveurs et pas une brèche de sécurité ? Ou alors une invasion d'extra-terrestres ?
Enfin le 22 août un mail sur la liste de diffusion Fedora-annonce donne les détails et met fin à cette interminable attente : http://lwn.net/Articles/295134/
Une intrusion a bien eu lieu sur les serveurs de Fedora et aussi sur ceux de Red Hat !
Le pirate a pu signer des paquets et Red Hat a sorti un bulletin d'alerte de niveau "Critical" : http://rhn.redhat.com/errata/RHSA-2008-0855.html
Dans cette alerte on lit la phrase suivante qui fait froid dans le dos : "In connection with the incident, the intruder was able to sign a small number of OpenSSH packages".
Il semble toutefois que ces paquets ont seulement pu être signés mais n'ont pas été distribués aux utilisateurs du canal de distribution officiel Red Hat.
En ce qui concerne Fedora l'un des serveurs compromis contenait la clé de signature des paquets de la distributions mais les investigations n'ont pas pu mettre en évidence de compromission de cette clé de signature : "we have high confidence that the intruder was not able to capture the passphrase used to secure the Fedora package signing key".
Par mesure de sécurité la clé a été changée et les paquets ont été vérifiés sans que le moindre cheval de Troie ne soit détecté. Les utilisateurs peuvent maintenant reprendre leurs mises à jour et leurs téléchargements : "At this time we are confident there is little risk to Fedora users who wish to install or upgrade signed Fedora packages".
Bien entendu CentOS, qui est basé sur Red Hat, a investigué de son coté : http://lwn.net/Articles/295221/
D'après les administrateurs il n'y a pas eu de problème : "We can now assure everyone that no compromise has taken place anywhere within the CentOS infrastructure".
Donc au bilan qu'avons nous ?
1) Une intrusion sur les serveurs de Fedora et Red Hat. C'est horriblement inquiétant et il faut absolument savoir comment cela a pu se produire. Pour l'instant aucune info n'est disponible à ce sujet. Est-ce une erreur humaine ou une faille technique ? Si c'est un bug est-il générique à Linux ou spécifique aux serveurs compromis ?
2) Le pirate a réussi a signer le paquet OpenSSH de Red Hat mais, à priori, il n'a rien pu faire de plus. Ni compromettre le paquet, ni le distribuer. A noter que cette absence de distribution ne vaut que pour le canal officiel Red Hat et pas pour des dépôts tiers. Il faudra là aussi attendre pour avoir plus de détails.
3) La rétention de l'information a été parfaite de la part de Fedora/Red Hat. Aucune info n'a fuité avant l'annonce officielle et les admins de la distribution ont pu enquêter sans qu'il y ait une folie médiatique autour d'eux. La contrepartie étant le bouillonnement des spéculations pendant plus d'une semaine et l'incertitude des utilisateurs sur la sécurité de leurs systèmes.
Au final je pense que cette chaude alerte pourrait être bénéfique dans la mesure ou elle incitera sans doute les distributions Linux à renforcer leurs mesures de sécurité. La facilité d'installation des logiciels sous Linux, du fait de l'existence des dépôts centralisés, à une contrepartie : Les serveurs hébergeant ces dépôts doivent être des forteresses !
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Participer un développement de Linux
Posté le 13 août 2008C'est votre jour de chance car Jonathan Corbet, l'homme derrière LWN vient de publier sur le site de la Linux Foundation un guide du développement Linux.
http://ldn.linuxfoundation.org/book/1-what-this-document-is-(...)
C'est très complet, très intéressant et c'est bourré de conseils d'un des types qui connaît le mieux le processus de dev du noyau. J'en conseille vraiment la lecture même si vous n'avez jamais écrit le moindre patch car on comprends beaucoup mieux toute l'organisation et le fonctionnement de la grosse machine qui crache un nouveau noyau tous les 3 mois.
Pour l'instant ce n'est accessible que sous la forme de pages web successives mais la création d'un gros pdf global est prévue.
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Microsoft donne 100000 dollars à la fondation Apache
Posté le 25 juillet 2008http://arstechnica.com/news.ars/post/20080725-microsoft-to-s(...)
Microsoft devient un sponsor Platinium de la fondation Apache et va verser une somme annuelle de 100000 dollars !
A première vue cela semble très étrange que Microsoft sponsorise ainsi le concurrent de son serveur web IIS...Mais en fait on se rend vite compte que l'ASF (Apache Software Foundation) chapaute une foultitude d'autres projets que le serveur web Apache. L'article évoque notamment le projet "Apache POI" que est une bibliothèque Java pour lire et écrire les divers format Microsoft Office. Ceci explique peut-être cela.
En tout cas ce sponsoring est indéniablement une bonne nouvelle pour le libre.
Peut-être que cette décision de Microsoft est le signe d'un changement d'orientation graduel de la part de Redmond ? Peut-être qu'après la guerre des mots (Linux est un cancer) on se dirige vers un armistice et une période plus coopérative ?
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Pourquoi Mono/C# est une folie
Posté le 21 juillet 2008Outre la méfiance envers tout ce qui vient de Microsoft, l'argument le plus souvent employé est que le monde du libre va être perpétuellement à la traîne de Microsoft et ne pourra donc jamais innover. Comme C# est une techno Microsoft la conséquence logique c'est que de Icaza et ses développeurs vont se contenter de plus ou moins tout réimplémenter et qu'ils ne pourront jamais décider du futur de cette technologie.
Si cet argument semble de bon sens je n'en avait toutefois jamais vu de manifestation concrète....jusqu'à aujourd'hui.
Le groupe Microsoft chargé de la future version 4 de C# vient de donner une interview sur leur travail : http://channel9.msdn.com/posts/Charles/C-40-Meet-the-Design-(...)
C'est essentiellement beaucoup de blabla sans aucun détail technique spécifiques sur les nouveautés du langage.
Miguel de Icaza a posté une entrée dans son blog au sujet de cette interview. Il commence par s'extasier sur le fait que la team C# de Microsoft se réunit dans la même pièce 3 fois par semaine et depuis 9 ans. Pour Miguel cela explique pourquoi le langage a aussi bien évolué.
Mais ce qui est vraiment révélateur/fascinant/consternant/hallucinant ce sont les 2 phrases suivantes de Miguel :
"Malheureusement il n'y a pas de détails dans l'interview à propos des nouveautés de C# 4.0. Nous devons attendre jusqu'au PDC (Professional Developers Conference) pour avoir une idée de ce qui va arriver.
Heureusement, le compilateur C# de Mono est déjà compatible avec la version 3.0 et nous sommes prêt à ajouter les fonctions de la version 4.0 dès qu'elles seront rendues publiques".
C'est vraiment l'aveu franc et ingénu du mode de développement de Mono/C# par Miguel de Icaza et son team. On laisse Microsoft décider de tout et ensuite on réimplémente avec plusieurs mois/années de retard. Le monde du libre n'a rien à dire.
Autrement dit et pour reprendre la critique du début : "ils ne pourront jamais décider du futur de cette technologie".
Conclusion : Faire reposer des éléments essentiels de l'écosystème Linux sur Mono/C# est dangereux car c'est Microsoft le seul et unique décideur.
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The Linux developers are selfish dickheads
Posté le 03 juillet 2008Nous avons là un troll d'un fort beau gabarit, même pour les standards sévères de Theo.
Comme toujours il y a un fond de vérité dans son "argumentation" qui est que les développeurs Linux ne se battent pas assez fermement pour obtenir de la documentation libre auprès des compagnies.
Il y a des cas ou le pilote Linux est fourni par l'entreprise en question sans aucune documentation et avec un source obscurci par l'appel à des "nombres magiques", etc. Bien entendu dans ce cas il est difficile pour les devs d'OpenBSD d'écrire un pilote pour leur OS. Pareil quand quelques développeurs Linux signent des NDA avec les firmes pour pouvoir écrire un pilote. Certes on peut lire le source de ce pilote et en comprendre assez sur le fonctionnement du hardware pour écrire un pilote OpenBSD mais il serait plus profitable pour le monde du libre dans son ensemble que la firme libère directement de la documentation.
Ce fond de vérité dans le discours de Theo est malheureusement obscurci par son agressivité maladive et sa propension à insulter généreusement tout ce qui bouge.
Il commence par dire qu'OpenBSB a plus fait sur ce front que tous les autres réunis : "Personally I believe that all the other free operating systems added together have worked MUCH LESS on this than we have".
Je ne sais pas si c'est vrai mais on pourrait s'interroger sur les poids respectifs d'OpenBSD et de Linux dans la décision de certaines compagnies de libérer leurs docs ou leurs pilotes. Est-ce que AMD a ouvert sa documentation parce que Theo a crié très fort et à fait les gros yeux ou bien est-ce parce que Linux est devenu un système trop important pour l'ignorer et que c'est un bon moyen de se différencier de NVidia sur ce marché ?
Ensuite le morceau de bravoure de Theo qui accuse les développeurs Linux de se garder la doc pour eux afin de pouvoir se créer un monopole à la Microsoft par rapport aux autres OS libres : "The Linux developers are selfish dickheads who have exactly the same monopolistic mindset as Microsoft -- who also signs NDAs with vendors. I see nothing different about their processes. They want an advantage. And having vendors documents is an advantage".
Enfin, pour la bonne bouche, une petite attaque personnelle contre Linus et une remarque politique surprenante : "He is a monopolist, and the current situation is that Linux is strong enough that they get documentation from most vendors, under NDAs. That makes them like the other super power who they love to hate, and keeps all the other people trying to write operating system code third world. And that suits their very American viewpoint just fine, I suppose".
Donc Linus et ses sbires ont ourdi un plan machiavélique qui est de priver les autres OS libres de la doc qu'ils obtiennent facilement. Cela dans le but d'obtenir un monopole et de laisser crever les concurrents. Ce plan machiavélique que les devs de Linux mettent en place serait le reflet de leur mentalité américaine.
Sans parler de la paranoïa aiguë que cette "théorie" révèle et de la grotesque généralisation finale il me semble que le problème principal est beaucoup plus simple que ça. La communauté Linux est grande, très grande, immensément plus grande que la communauté OpenBSD. Les devs OpenBSD sont un petit club soudé et les gens partagent une même vision sans compromis de la liberté du code. Les devs Linux sont des milliers et la philosophie du libre qui s'en dégage est nécessairement plus diverse. Certains devs Linux signent des NDA et d'autres non. Certains devs Linux s'accommodent de pilotes sans doc et d'autres continuent de réclamer cette doc à la compagnie à l'origine du pilote.
Bien entendu il faudrait faire plus. Bien entendu le combat du libre doit continuer et il faut maintenir la pression sur les firmes. Mais insulter les gens et se proclamer le seul à faire avancer la cause n'est pas le bon moyen pour ça.
Je note que Richard Stallman ne s'est pas trompé sur la qualité des contributions de Theo puisque la FSF lui a décerné son "Free Software award" en 2004.
Theo lui ne rate jamais une occasion de cracher sur Stallman : "He cried, and nothing happened. He cried, and then did no reverse engineering. He cried, and the only people who listened and agreed are those who do nothing".
C'est quand même vraiment dommage qu'un type aussi talentueux et déterminé que Theo, qui a fait et qui continue de faire autant pour la cause du logiciel libre...soit en même temps un tel sociopathe.
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Firefox 3 : Plus de 8 millions en 24h
Posté le 18 juin 2008Que l'on aime ou pas ce genre de record c'est tout de même un succès retentissant pour la fondation Mozilla. En effet La FAQ précisait les objectifs :
- Devons-nous atteindre un nombre de téléchargements spécifiques pour établir le record ?
- C'est la première tentative de record de ce genre, il n'y a donc pas de nombre défini. Nous aimerions vraiment dépasser le nombre de téléchargements de Firefox 2 lors de son lancement, qui était de 1,6 millions. Visons les 5 millions, il n'y a pas de limites !
Avec plus de 8 millions de téléchargements en 24h le contrat est donc plus que rempli. Rappelons que ce chiffre n'inclut pas les mises à jour, n'inclut pas les téléchargements multiples derrière des proxy d'entreprises et qu'il n'est que le prélude aux téléchargements à venir des linuxiens qui privilégient les paquets de leur distribution.
Firefox et la fondation Mozilla, avec ce record publicitaire, vont sans doute pouvoir surfer sur une vague publicitaire gratuite pendant quelques semaines. Ne soyons pas grincheux et félicitons-nous de cette réussite d'un logiciel libre emblématique.
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[HS] Tester les intuitions morales
Posté le 31 mai 2008Un employé de la compagnie du tramway a devant lui une manette d'aiguillage qui permettra de détourner le tramway sur une voie de garage. Malheureusement une personne se trouve sur cette autre voie et elle sera certainement écrasée par le tramway.
Selon-vous le fait d'actionner la manette est-il, pour l'employé, obligatoire, acceptable ou moralement interdit ?
2) Un passant sachant nager passe à côté d'une fillette en train de se noyer dans une mare. Il n'y a personne d'autre aux environs. Si le passant plonge pour secourir l'enfant elle sera sauvée mais son pantalon sera fichu.
Selon-vous le fait de plonger sauver l'enfant est-il, pour le passant, obligatoire, acceptable ou moralement interdit ?
3) Dans un hôpital 5 patients sont en attente d'une greffe. Leur mort est certaine s'ils ne trouvent pas des organes le plus vite possible. Malheureusement aucun organe n'est actuellement disponible.
Un jeune homme est présent dans la salle d'attente de l'hôpital et si le chirurgien l'endormait et prélevait ses organes alors il pourrait sauver les 5 patients en attente de greffe, au prix de la mort du donneur.
Selon-vous le fait de provoquer sa mort pour prendre ses organes afin de les donner aux 5 patients est-il, pour le chirurgien, obligatoire, acceptable ou moralement interdit ?
Les trois problèmes ci-dessus sont des expériences de pensée visant à tester nos intuitions éthiques et morales. Comment savons-nous que tel choix que nous faisons est juste ou injuste ? Les gens sont-ils logiques dans leur raisonnements éthiques ou bien se laissent-ils tromper par leurs émotions ? Les choix moraux sont-ils affectés par les croyances religieuses, l'éducation, l'origine sociale, le pays, l'âge, le métier ?
Toutes ces questions passionnantes sont explorées par les psychologues et les philosophes, par exemple Marc Hauser qui fait des recherches en psychologie, au "Cognitive Evolution Laboratory" de l'université de Harvard. Il s'est toujours intéressé aux justifications que nous employons lors de nos choix moraux et il a décidé d'étudier les réponses d'individus face à un ensemble de dilemmes imaginaires.
Pour cela il a mis en place un questionnaire (en flash...grrr) qui est confidentiel et anonyme et qui lui permet de rassembler des données sur ces problèmes épineux : Page du questionnaire.
Bien entendu afin de ne pas biaiser les résultats il ne faut participer qu'une seule fois au test. Si vous voulez participer il faudra savoir lire l'anglais et bien comprendre le scénario. Donc c'est pour les fluent in english (au moins l'anglais écrit).
Le grand philosophe australien Peter Singer a écrit deux excellents petits articles de vulgarisation, disponibles en français, sur cette question des expériences de pensée dans le domaine de l'éthique.
Le but de tout ceci est juste de faire prendre conscience que, en dépit de ce que l'on croit, nos choix moraux et éthiques sont issus de notre histoire évolutive. Seul ce fait peut expliquer qu'en dépit de toutes nos différences (culturelles, géographiques, religieuses, etc) on observe une remarquable convergence sur les réponses aux tests. Sur les trois problèmes initiaux posés dans ce journal les réponses de 1500 personnes originaires du monde entier se répartissent ainsi : 90% d'entre eux pensent qu'il est acceptable d'actionner la manette, 97% qu'il est obligatoire de sauver la fillette et 97% qu'il est interdit de prélever les organes de l'homme en bonne santé.
Notre "boussole morale" est donc commune à tous les membres de l'espèce et, comme l'écrit Singer: "ces intuitions (éthiques) reflètent l'aboutissement de millions d'années au cours desquelles nos ancêtres ont vécu comme des mammifères sociaux, et elles font partie de notre héritage commun."
L'ennui c'est que ce système moral intégré a évolué dans un environnement très différent de notre monde moderne. Il n'est pas armé pour faire face aux problèmes épineux comme la question de l'avortement, de la fécondation in-vitro, du tri génétique des embryons, de l'euthanasie médicale, etc.
L'analyse de dilemmes éthiques de plus en plus contre-intuitifs est donc devenu une méthode standard pour essayer de pousser dans ses derniers retranchements notre sens éthique instinctif et démontrer son irrationalité dans certains cas. Le problème du tramway a été raffiné et de nombreuses variantes existent.
Par exemple: Que feriez-vous si vous étiez sur un pont surplombant la voie du tramway qui se dirige vers le groupe de 5 personnes et que le seul moyen de stopper le tramway soit de pousser la personne obèse se trouvant à coté de vous ? Vous êtes trop léger pour arrêter le tramway alors que lui, avec ses 150 kilos, va pouvoir le stopper.
Pousseriez-vous cette personne du pont, et si non pourquoi votre réponse est-elle différente du problème numéro 1 ? Le fait de le pousser directement au lieu d'actionner simplement une manette ? Mais alors que diriez-vous d'une manette actionnant une trappe pour faire tomber l'obèse sur la voie afin d'arrêter le tram ? Plus besoin de le pousser non ? Il est intéressant de savoir que dans cette configuration les réponses des gens s'inversent par rapport au problème 1 et qu'une majorité refuse de sacrifier cette personne.
Et si les 5 personnes menacés par le tram sont des criminels condamnés qui sont en train de déblayer la voie est-ce que cela change votre réponse ? Ou encore si l'inconnu se trouvant sur la voie de garage (et qui aura l'infortune de périr si vous actionnez la manette) est remplacé par votre mère ?
On voit bien que ces questions difficiles sont des outils très efficaces pour comprendre le fonctionnement de nos intuitions morales et le nouveau domaine de la "neuroéthique" utilise d'ailleurs l’imagerie par résonance magnétique pour observer le cerveau pendant que nous réfléchissons à ces pièges moraux.
Donc, si vous voulez faire progresser la science mais n'avez de scanner à votre disposition, allez donc faire un tour sur le questionnaire de Marc Hauser. Après tout une réflexion sérieuse et une remise en question de certains de nos préjugés éthiques ne peut-être que bénéfique.
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Le quinzième anniversaire et Atlas
Posté le 10 mai 2008Sous le titre anodin de "Information Management: a Proposal" il envisage un système de liens à l'intérieur de documents . Ces documents hypertextuels seraient distribués sur le réseau informatique afin que les chercheurs en physique des particules puissent partager leurs informations au sein du CERN.
A Noël 1990 les choses sont en place. Le tout premier navigateur (nommé WorldWideWeb) permet d'accéder au tout premier serveur Web (une station NeXT) à l'adresse info.cern.ch pour visualiser la toute première page web.
Tout cela est très bien me direz-vous mais tout ceci s'est passé il y a presque 18 ans. Quel est donc ce quinzième anniversaire qui est annoncé dans le titre ?
Et bien cet anniversaire est tout simplement celui de la libération du Web. Constatant que son invention était utile aux physiciens, le conseil du CERN a décidé le 30 avril 1993 de passer le code source du navigateur WorldWideWeb sous licence libre. Berners-Lee a hésité un peu à choisir la GPL mais a finalement opté pour la mise dans le domaine public. Ce passage dans le domaine public a été absolument crucial pour le développement de la toile. C'est grâce à ce choix que la progression a pu être fulgurante (croissance de 341634 % en 1994) et que la vague des autres navigateurs (à commencer par Mosaic) a pu déferler.
Selon Tim Berners-Lee : "La décision du CERN de faire que les fondations et les protocoles du Web soient disponibles librement, sans royalties et autres restrictions, a été cruciale pour son existence. Sans cet engagement, l'énorme investissement des particuliers et des entreprises dans les technologies du Web n'aurait tout simplement jamais pu se produire, et nous n'aurions pas le Web aujourd'hui".
Tout cela est très bien me direz-vous une nouvelle fois mais quel est le rapport avec le "Atlas" qui se trouve dans le titre ?
En réalité je vous ai donné un indice en collant un lien vers le tout premier navigateur de Berners-Lee, le bien nommé WorldWideWeb. Que voyez-vous sur la copie d'écran proposée par Wikipédia ? Si, si rapprochez-vous et passez en pleine résolution, vous verrez mieux.
Et oui. Dans cette fenêtre de navigateur nous voyons un schéma du détecteur de particules Atlas qui fait partie du LHC (le grand collisionneur de hadrons).
Ce qui est proprement hallucinant c'est de penser que ni le LHC, ni Atlas n'ont encore été mis en marche ! Si vous allez sur le site d'Atlas vous pourrez lire que : "Starting later in 2008, the ATLAS detector will search for new discoveries in the head-on collisions of protons of extraordinarily high energy".
Ce qui est important ici c'est le "will". C'est du futur les gars ! Ce n'est pas encore arrivé. C'est pour bientôt mais pas pour tout de suite.
Est-ce que maintenant vous vous rendez compte du temps que cela exige de construire ces cathédrales modernes que sont les collisionneurs de particules ?
En 1993 le Web était un bébé vagissant. Pas de sites perso ni de déclaration d'impôts en ligne. Pas de Google, ni d'Amazon, ni de Wikipédia, ni de Linuxfr. Il y a quinze ans le monde était différent. Il n'y avait pas de boutiques en lignes et si vous vouliez acheter un livre il fallait aller à la librairie la plus proche ou commander par téléphone à l'aveuglette. Si vous vouliez vérifier la superficie du Grand Canyon ou la température du coeur du soleil il fallait aller à la bibliothèque ou acheter horriblement cher une encyclopédie incomplète et périmée. Si vous aviez des choses à dire, intéressantes ou dérisoires, vous ne pouviez les dire qu'à vos proches (à moins que vous ne soyez membre de l'infime minorité des gens célèbres).
Sur tous ces points le monde a changé radicalement depuis 1993...et pourtant, sur la copie d'écran archéologique du navigateur WorldWideWeb, Atlas était déjà là, parfaitement conçu. Son modèle 3D était exactement identique a ce qu'il est matériellement aujourd'hui. Le travail de recherche et de conception avait donc commencé encore bien avant pour finir par aboutir maintenant à ce sommet inimaginable de complexité. Regardez les photos de ce monumental sandwich d'électroaimants supra-conducteurs, de couches de détecteurs en silicium, de scintillateurs en polystyrène transparent et de calorimètres électromagnétiques en plomb et en argon liquide. Pensez qu'il va générer 1000 téraoctets par seconde de données brutes.
Quand, lors d'une journée banale en juillet ou en août, les premiers faisceaux se rencontreront dans le détecteur Atlas, que les protons se changeront en énergie pure et que débutera la chasse au Higgs alors vous penserez à cette vieille copie d'écran datant d'une autre ère.
Le Web tel que nous le connaissons aura été créé pour que ce jour arrive.
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Un plan pour le noyau Linux
Posté le 07 mai 2008Ce serait cool c'est sûr.
Et puis quand on arrive à un certain degré de zoom on pourrait voir les noms des fonctions. En cliquant dessus on ouvrirait un onglet avec le code source. Ce serait pas mal hein ? Ludique et utile en même temps !
Et bien soyez heureux car quelqu'un a pensé à le faire. Cela se trouve en cliquant ce lien et il y a une introduction par ici.
La vie est belle non ?
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Iron Man
Posté le 05 mai 2008Alors je l'ai vu en vf et mon compte-rendu sera bref : C'est une bouse.
Certes les effets spéciaux sont impressionnants mais on peut dire la même chose de tous les films à grand spectacle récents. Le design de l'armure est quand même assez sympa.
Le scénario est tous simplement bête : un milliardaire playboy et séducteur (bonne occasion de montrer des filles canon) patron d'une méga-firme de technologie d'armement est capturé par les méchants talibans. Avec deux bouts de ficelle et un cure-dents il se fabrique une armure robotisée géniale qui constitue l'arme absolue et lui permet de s'échapper (non sans avoir massacrer gaillardement les dits talibans). Une fois de retour chez lui aux USA il perfectionne son armure et se met au service du bien. En effet en Afghanistan il a vu que les armes vendues par sa firme sont employés par les méchants pour tuer les petits n'enfants et il a dès lors décidé de changer sa vocation. Mais voilà que le vice-président de la boite ne l'entends pas de cette oreille et il complote vicieusement contre son gentil patron. Un combat final sans aucune surprise s'ensuivra.
Voilà, voila. Rien de folichon donc.
Alors certes ce n'est quand même pas la sous-raclure que constitue les 4 fantastiques mais on n'est pas très loin.
Je n'entre même pas dans le sujet de la vraisemblance scientifique et technique (c'est pas parce que vous avez une armure solide qui ne se casse pas que vous allez survivre à une collision à 800 km/h avec un mur).
Faudra aussi m'expliquer l'histoire de l'électro-aiment sur le torse parce que j'ai rien compris. Au début on lui met l'électro-aimant dans la grotte afghane pour empêcher les shrapnels de migrer vers son coeur. C'est con mais pourquoi pas. Mais ensuite quand il est de retour aux USA pourquoi il continue à porter l'aimant ? Y'a pas de chirurgiens aux USA ? Ils peuvent pas retirer les shrapnels ?
En définitive les fans de la bd (y'en a ?) ne pourront pas s'empêcher d'aller le voir et seront probablement déçus. Les fans de films idiots à grand spectacle et à effets spéciaux spectaculaires iront le voir et seront contents. Les autres peuvent rester chez eux avec un bon livre et n'auront pas perdu leur temps.
PS : Pour ceux qui ne seront pas découragés par ce journal et qui iront perdre quelques euros au ciné je signale qu'après le générique de fin il y a une petite scène qui annonce un très probable Iron Man 2. Misère.....
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Mesurer la fréquentation des articles Wikipédia
Posté le 29 avril 2008On peut filtrer par pays ou par mois et ensuite il suffit d'entrer le titre de l'article Wikipedia dont on veut évaluer la fréquentation.
Par exemple si je regarde l'article "Pascal Sevran" d'avril sur Wikipedia fr : http://stats.grok.se/fr/200804/pascal%20sevran je constate que le nombre moyen de consultations est d'environ 70 par jour mais qu'il a du se passer un évènement tout à fait inhabituel le 21 avril car le nombre de visites bondit soudainement à plus de 25000 (soit 400 fois plus !!!).
Je tente maintenant l'article Germaine Tillion (qui est vraiment morte, elle). On voit sur http://stats.grok.se/fr/200804/germaine%20tillion qu'on passe de 30 visites par jour en moyenne à plus de 4000.
Ce site est donc très pratique pour jauger de la popularité des articles Wikipedia et étudier les tendances en fonction de l'actualité ou des modifications des articles.
Bien entendu vous garderez à l'esprit que popularité ne signifie pas qualité et que la fréquentation d'un article n'indique que peu de choses sur l'importance réelle du sujet. Le différentiel de popularité qui existe entre un l'article d'un pauvre présentateur d'émission de chanson comme Pascal Sevran et celui de l'admirable ethnologue résistante que fut Germaine Tillion est exemplaire à ce sujet.
PS : Profitez-en pour lire "Ravensbrück" de Germaine Tillion et "Prisonnière de Staline et de Hitler" tome 1 et 2 de Margarete Buber-neumann (qui fut sa grande amie). Ces livres vous changeront...et c'est ce qu'on peut attendre de mieux de la lecture d'un livre.
> Lire le journal (21 commentaires, moyenne: 2,8).
Hans Reiser déclaré coupable
Posté le 29 avril 2008L'auteur du système de fichiers ReiserFS a été déclaré coupable du meurtre de sa femme et a été condamné à 25 ans de prison.
http://blog.wired.com/27bstroke6/2008/04/reiser-guilty-o.htm(...)
Rappelons que le corps de Nina Rieser n'a jamais été retrouvé et que la défense d'Hans Reiser se basait sur la supposition qu'elle avait abandonné leur enfant et était retournée en Russie. Selon Wired, Hans Reiser a pris souvent la parole mais ses explications ont braqué les jurés par leur ton arrogant et méprisant.
Le juge a donné son opinion sur Hans Reiser à la fin du procès : "You are rude, you are arrogant. There are not enough words in the English language to describe the way you are."
Du coté Linux on peut dire que c'est sans doute la fin de la société Namesys qui était à l'origine de ReiserFS. Il est donc probable que la version ReiserFS 4 ne sera jamais intégrée dans la branche principale (de toute façon il y avait une forte résistance des développeurs noyaux du fait des choix technique d'Hans Reiser).
> Lire le journal (343 commentaires, moyenne: 2,9).
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